Chiwalogue (version gros bêta)

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mardi 28 octobre 2008

M6 ou l'exaction culturelle (Appelez le 15, je meurs de rire)

Nos magazines comme «E = M6», «Enquête exclusive», «Zone interdite» ou «66 minutes» contribuent autant à l'exception culturelle que la fiction française.

Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6 (sur lefigaro.fr)

samedi 25 octobre 2008

Entenduatoulouse.info

Comme Entendu à Paris me faisait beaucoup rire, j'ai opportunément décidé de créer Entendu à Toulouse, blog collaboratif qui se propose :

de collecter et de partager les perles glanées au détour des rues de la ville rose, pensées profondes ou grands moments de solitude, envolées lyriques ou bons mots "empruntés" à nos concitoyens.

Alors pour profiter des trouvailles de nos city-reporters ;-) ou pour nous faire part vos propres découvertes, merci de vous rendre sur : http://entenduatoulouse.info

lundi 20 octobre 2008

Travailler plus parce que j'aime ma fac

« Au fait, j'ai entendu dire que c'est vous qui vous occupiez du site du département de X...
- Oui, et de Y, et de Z d'ailleurs.
- Ça vous dirait de... »

Chaque année j'en récupère un. Ils vont bien finir par m'embaucher ;D

dimanche 19 octobre 2008

Souvenir honteux

« Elle est super cette soupe[1] ! Il y a même des morceaux de patate !
- Maxime, ce sont des grumeaux... »

Notes

[1] déshydratée.

vendredi 10 octobre 2008

Pour le prochain championnat du monde des cons, j'ai trouvé un sacré concurrent

Vas-y, tu me parles pas comme ça ! Bâtard ! Fils de pute !

C'est ce que répondit mon poulain au pauvre agent de service qui lui expliquait que non, on ne peut pas payer son café avec une carte bleue à la machine. Machine à café qui, pour situer sans aucun intérêt cette terrible anecdote, se trouve dans le hall du département d'anglais où j'attendais mon tour pour m'inscrire à la fac.

J'avoue avoir souvent du mal à sonder les tréfonds de l'âme humaine.

lundi 16 juin 2008

Mangerbouger.fr

Les capotes à la fraise, ça compte dans les 5 fruits et légumes par jour ?

Un lâche anonyme

lundi 9 juin 2008

Ma copine est forMiidable

Je n'arrive pas à faire un Mii ressemblant alors je m'efforce de ressembler à mon Mii.

Po

mardi 3 juin 2008

Back to the trees !

« Je ris, et tu riras, c'est le livre le plus drôle de toutes ces années, mais ce n'en est pas moins l'ouvrage le plus documenté sur l'homme à ses origines [...] »

Théodore Monod à Vercors, dans la préface française de Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis.

N'exagérons rien tout de même. C'est certes intelligent et divertissant, mais de là à ce que les pontes s'en tapent le cul par terre...

mercredi 28 mai 2008

Verbatim

Ils traversèrent la ville à midi le lendemain. Il gardait le revolver à portée de main sur la bâche pliée en haut du caddie. Il gardait le petit à son côté, tout près de lui. La ville était en grande partie incendiée. Aucun signe de vie. Des voitures sous un agglomérat de cendre dans la rue, toute chose recouverte de cendre et de poussière. Des empreintes fossiles dans la boue séchée. Dans une entrée un cadavre desséché qui n'était plus que du cuir. Grimaçant comme pour insulter le jour. L'homme tira l'enfant contre lui. Rappelle-toi que les choses que tu mets dans ta tête y sont pour toujours, dit-il. Il faudra peut-être que t'y penses.
Il y a des choses qu'on oublie, non ?
Oui. On oublie ce qu'on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu'il faut oublier.

Cormac McCarthy (2008), La route

samedi 24 mai 2008

Verbatim

J'ai toujours l'impression que je fais plus de travail que je ne devrais. Non pas que je rechigne au travail, notez-le bien ; j'aime le travail, il m'enchante. Je resterais des heures à la contempler. J'adore l'avoir auprès de moi. L'idée d'en être séparé me navre.

On ne saurait me donner trop de travail ; accumuler le travail est devenu chez moi presque une passion ; mon bureau en est rempli, à tel point qu'il n'y a plus de place pour en mettre davantage. Il me faudra bientôt faire bâtir une annexe.

Et je prends soin de mon travail, aussi. Vrai, une partie de celui que j'ai à présent chez moi est en ma possession depuis des années, et il n'y a pas dessus la moindre trace de doigts. Je suis très fire de mon travail ! je le descends de temps à autre pour l'épousseter. Personne ne tient son travail en meilleur état de conservation que moi.

Mais tout en aspirant au labeur, je tiens encore à être juste. Je ne demande pas plus que ma part légitime.

Malheureusement je le reçois sans l'avoir demandé - du moins je me le figure - et cela m'ennuie.

Jerome K. Jerome (1889), Trois hommes dans un bateau