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Tag - Ségolène Royal

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dimanche 6 mai 2007

Dernière chance avant de faire une connerie que vous aurez à regretter pendant 5 ans

recyclage

Parce que voter blanc, tant que ce vote-là ne sera pas reconnu comme l'expression d'une opinion digne d'être prise en compte, ou s'abstenir c'est ne pas prendre position et laisser les autres décider pour vous[1].

Alors que vous adhériez au programme socialiste, ou que vous refusiez de vivre cinq ans sous la coupe réglée d'une brute sans vergogne : Votez Ségolène Royal !

En raison des fuites probables sur de nombreux sites dès 17H30, les commentaires seront modérés a priori, jusqu'à 20h. Merci de votre compréhension.

Notes

[1] Et au vu des derniers sondages, les autres, ils m'inquiètent fortement...

samedi 5 mai 2007

A quoi servent les sondages (actuels) ?

Au vu des derniers chiffres qui donnent Maître[1] Sarkozy vainqueur à 53, 54, voire 54,5% je me demande si au final :

  • Version neutre : les sondages ne feraient pas que donner une image la plus objective et la plus réaliste possible de l'opinion publique à un instant "t" quelques jour avant le deuxième tour.
  • Version pessimiste : les instituts de sondage ne seraient pas à la botte de Maître Sarkozy & co et ne chercheraient pas à démobiliser les soutiens de Ségolène Royal les moins assurés qu'il existe encore une chance de gagner, en leur laissant croire que tout est déjà joué en faveur de Maître Sarkozy et qu'ils peuvent rester tranquillement chez eux dimanche à gloussotter d'aise devant les pitreries de ce gredin de M. Drucker. Ils auront leur chance dans cinq ans ; c'est mieux que rien.
  • Version optimiste : les instituts de sondage ne seraient pas pleins de travailleurs intelligents, courageux et lucides qui ne peuvent ignorer les malheurs du plus grand nombre et qui, par souci d'un humanisme duquel les affres des déterminismes socio-culturo-économiques les ont peu à peu éloignés en les repoussant sur les funestes bancs des business schools les plus sordides, ne bricoleraient pas lesdits chiffres pour forcer tous ceux que la perspective de subir encore cinq ans d'une droite dure, obsédée par la logique du résultat quelles qu'en soient les conséquences humaines[2], ne réjouit guère à se mobiliser massivement en faveur de la candidate socialiste.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Notes

[1] Sachons rendre à César ce qui lui appartient...

[2] Cf. «La fin justifie les moyens» et son corollaire «On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs»

vendredi 4 mai 2007

C'est ça que vous voulez : des ordinateurs sous contrôle et un état de santé proportionnel au salaire ?

Thomas de Toulibre[1] revient sur les positions respectives[2] des deux candidats sur les questions de "l'avenir numérique"[3] dans un long article largement documenté et commenté : "Logiciels Libres et libertés numériques, le face à face Ségolène Royal - Nicolas Sarkozy". Je ne peux que vous inviter à lire ledit billet si ces questions vous intéressent et, pour vous mettre en appétit, je vous offre le tableau qu'il en dresse en guise de bilan :

royal_sarkozy_numerique

Par ailleurs, je vous encourage vivement à aller consulter le site appelcontrelafranchise.org pour y signer la pétition contre la franchise sur les dépenses de santé que préparent M. Sarkozy et ses futurs ministres :

En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Allez, pour finir, on regarde et écoute Christian Lehmann[4] qui nous explique bien que la santé n'est pas une banale dépense consumériste comme les autres :

Franchise santé : ITV C. Lehmann

Notes

[1] Ça c'est un nom à particule qui claque ! :D

[2] Alors que je n'avais relayé que celles de Ségolène Royal vu que M. Sarkozy n'a quasiment rien à dire sur le sujet.

[3] J'ai toujours du mal à nommer synthétiquement cet ensemble disparates d'enjeux techniques autant que philosophiques.

[4] Médecin généraliste et initiateur de la pétition contre la franchise santé.

jeudi 3 mai 2007

Pourquoi nous ne devons pas revenir sur les 35 heures

Puisqu'au vu du débat d'hier soir c'est le seul argument que la droite semble pouvoir opposer aux socialistes...

[...] il est important de comprendre que cet argument – les citoyens d'un pays riche doivent réduire leur train de vie ou leurs programmes gouvernementaux à cause du progrès économique des pays en développement – n'a aucune logique sur le plan économique.

Une fois qu'un pays développé a atteint un certain niveau de productivité, il n'y a aucune raison pour que ses habitants subissent des réductions de salaire, ou travaillent davantage sous le prétexte que les autres pays sont en train de les rattraper. Cette productivité, qui repose sur la connaissance, les compétences, les réserves de capital et l'organisation économique du pays, est toujours là, et augmente d'ailleurs chaque année.

Si certains intérêts particuliers avancent l'argument de la concurrence internationale pour abaisser le niveau de vie des salariés français, allemands et américains – et c'est le cas –, cela signifie tout simplement que ce ne sont pas les bonnes personnes qui définissent les règles du commerce international. Le problème, c'est non pas le progrès économique, mais l'existence d'une démocratie limitée où la majorité n'est pas représentée. [...]

Sarkozy propose de faciliter les licenciements, de réduire les impôts (y compris les droits de succession), de revenir sur la semaine de 35 heures et d'autres mesures qui favorisent les hauts revenus et les propriétaires de grandes entreprises. Ces mesures redistribueront la richesse vers le haut, comme nous le faisons aux Etats-Unis depuis trente ans. Mais, une fois encore, rien ne prouve économiquement qu'elles feront augmenter l'emploi ou la croissance.

Royal propose une série de mesures pour doper la demande – entre autres, l'augmentation du salaire minimum, des allocations chômage et la multiplication des emplois subventionnés. Ces propositions sont plus logiques sur le plan économique car elles ont au moins une chance de créer des emplois – en dopant la demande totale et le pouvoir d'achat.

Si la France bascule à droite lors de cette élection, ce sera largement à mettre sur le compte de la désinformation économique.

Mark Weisbrot[1], "La désinformation économique, une aubaine pour la droite" in Courrier International ; via l'indispensable po.

A lire évidemment in extenso pour davantage d'informations et d'arguments chiffrés ;-)

Notes

[1] Directeur du CEPR à Washington.

samedi 28 avril 2007

Où la question écologique refait surface

Raffa, la papesse des blogueurs éco-citoyens, récapitule les positions des candidats encore en lice :

Nicolas Sarkozy

- est "pour" les cultures OGM, dont il a reporté la loi (seul un moratoire des cultures plein champs peut arrêter la contamination généralisée, revoir la conférence de Christian Vélot),
- est pour la poursuite de l'intensification et de l'industrialisation de l'agriculture et de l'élevage (première cause de destruction de l'environnement partout dans le monde, la nourriture produite par cette agriculture est de plus en plus pointée du doigt en matière de toxicité humaine et de santé),
- est pour le développement de l'agriculture raisonnée au dépend de celui de l'agriculture biologique
- ne dit rien ou preque des pesticides
- est intervenu personnellement à l'Union Européenne pour limiter la portée du programme REACH (il n'est pas le seul d'accord)
- ne propose rien en matière d'isolation et de performance énergétique des habitations
- veut continuer le développement autoroutier
- s'oppose à la limitation des incinérateurs et du nucléaire
- le financement de ses vagues propositions environnementales reste obscur si pas inexistant
- etc.

Ségolène Royal

Il serait trop long de lister tous les points positifs de son programme écologique (selon moi, le 3ème plus intéressant après Bové et Voynet). Mais globalement, elle

- est pour un moratoire sur les OGM et les incinérateurs
- veut mettre en place un plan de réduction des pesticidides
- soutien l'agriculture biologique
- veut suspendre le projet de nouveau réacteur EPR pendant les débats sur le sujet
- veut une application rigoureuse de REACH
- a interpellé par le passé le gouvernement sur le Regent (mort des abeilles), l'affaire de l' "interdiction" des pesticides naturels comme le purin d'ortie, sur l'absence de débat sur le sujet des OGM, l'implication des lobbys, le brevetage du vivant, ...
- etc...

Raffa's blog, le grand ménage : "Votez utile".

N'hésitez pas à aller lire l'ensemble du billet, il est amplement commenté et documenté.

mercredi 25 avril 2007

Dépasser les préjugés pour éviter le pire

A ceux qui tancent avec mépris la "bêtise" et "l'apparence" de Royal (il est bien plus facile de faire ça sur une femme, mais il est vrai que pour la droite, la société n'a peut être pas évoluée au point qu'on en soit à développer un appareil critique égal pour un homme ou une femme), Face au talent" et au "génie" de Sarkozy, je suggère de s'arrêter sur le néant conceptuel et le vide du propos de ce dernier. Je suggère à ceux-là de se demander pour quelles obscures raisons ils sont capables, pour quelques effets de style et de rhétorique, d'oublier le caractère puissamment réactionnaire, chauvin, raciste, inculte, antisocial et régressif du candidat de l'UMP. De se demander, si jamais ce sont des convictions économiques et sociales qui les motivent, ce qu'il vaut mieux pour eux : une politique qui, sans trop me mouiller, ne leur nuira pas et aura peut être le mérite d'améliorer la situation des plus défavorisés ou bien une politique qui ne les touchera pas dans un premier temps ( même si les contrecoups sont parfois lents à venir) mais dont on est sûr qu'elle en foutra plein la gueule aux défavorisés? De se demander s'ils sont réellement persuadés, au plus profond d'eux-mêmes jusqu'à porter au pouvoir celui qui a ressassé jusqu'à la nausée des soit-disants vérités qui ne sont que des propos de comptoirs, que les profs sont tous des abstentionnistes et des feignants, que le RMIste est un profiteur sans vergogne, que les chômeurs n'ont qu'à accepter n'importe quel boulot, que les immigrés sont responsables de l'insécurité ou que le suicide est inscrit dans les gènes des individus? A la faveur d'un doute qui les animerait sur la véracité de ces "propos", je leur demande d'observer la teneur des discours de Ségolène Royal, de regarder au-delà des conneries qu'elle a pu sortir (et que je suis le premier à avoir pointé), d'incohérences, de maladresses et d'une forme évidente de langue de bois et d'activisme gentillet, s'ils trouvent dans ses propos la moindre trace de haine, de rancoeur, d'aigreur, d'appel à la division et de brutalité comme on en trouve chez Sarkozy? Qu'ils se demandent alors, au-delà même de tout point de vue politique sur une société, s'il vaut mieux gouverner la France par des appels à la haine ou par de l'unitarisme un peu artificiel?

Texte inédit[1] de Manu.

Notes

[1] Me voilà éditeur maintenant :D

mercredi 18 avril 2007

Ségolène est royale sur le numérique

Si après avoir lu ceci vous n'êtes pas convaincus de voter PS aux présidentielles, c'est à n'y plus rien comprendre ;-)

À chaque saut technologique, des résistances s’expriment et des peurs légitimes apparaissent. Je suis très attachée à la protection du droit d’auteur et à une juste rémunération des artistes. Mais je crois aussi que le numérique et le P2P peuvent être une chance pour la culture. Une chance de démocratiser l’accès à la culture.
[...]
Les brevets ne sont pas adaptés à l’économie du logiciel. En revanche, le droit à l’interopérabilité est reconnu au niveau européen depuis plus de quinze ans. Il est essentiel de le définir et de le protéger explicitement dans la loi. Il faudra notamment élaborer une directive empêchant les abus de position dominante liés au secret des formats de données et des protocoles d’échange d’informations.
[...]
Il faut être vigilant face à ces méthodes de « ventes liées » et lutter contre les pratiques de couplage qui consistent, pour un acteur en place, à associer un produit sur lequel il s’est acquis une réputation à un autre produit, qui pourrait tout aussi bien être fourni par un autre acteur. Elles limitent le choix du consommateur et empêchent l’émergence d’acteurs innovants.
[...]
Quant au jeu vidéo, il s’agit d’un secteur d’avenir qui fait appel à des compétences hautement qualifiées : informatique, graphisme, techniques de l’image, scénario. Les jeux peuvent être des outils d’apprentissage de la décision, de l’esprit de synthèse, de la réactivité, et même de la sociabilité.
[...]
Les systèmes d’information publics doivent être agiles. Pour permettre leur amélioration continue, ils doivent progresser vers l’interopérabilité en s'appuyant sur la mutualisation de briques réutilisables. Les services publics devront se doter d’une Charte des systèmes d’information exprimant la stratégie suivie, la soumettant à discussion et servant de point de référence pour la définition et la conduite des projets. Le logiciel libre s’inscrit dans cette stratégie.

Ségolène Royal dans PC impact.

jeudi 5 avril 2007

Tu as dépassé les bornes des limites Nicolas

Quand Bayrou se propose de prendre les meilleures idées de la droite et de la gauche, M. Sarkozy préfère récupérer les vieilles techniques de papi Jacques et de tonton Jean-Marie. A Le Pen il emprunte l'outrance de propos destinés seulement à tester la maturité de l'opinion publique face à des «questions qui dérangent» et sa capacité à s'indigner contre l'ignominie. Il est comme ça M. Sarkozy, il adore prendre la température des Français. A Chirac, la maxime du «Plus c'est gros, plus ça passe». Et l'opinion est bien mûre[1] (ou sourde, ou elle ne veut pas entendre ; le résultat est le même), elle est bien échauffée, juste à point, bien comme il faut. Et ça passe. J'en veux pour preuve ces quelques déclarations qui n'ont pas provoqué plus d'émoi que cela, en dehors des cercles intellectuels et blogosphériques :

J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense.

Tiré d'un entretien de M. Sarkozy avec Michel Onfray, relayés par D3log.

Et celle-ci[2], largement commentée par Versac[3] :

«Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale.»
[...]
Il y a des limites à ne pas franchir. Chaque jour, depuis son ministère de l'identité nationale, Nicolas Sarkozy flirte avec plaisir avec ces lignes, pour récupérer, jusqu'à ce que ces phrases débiles lui servent effectivement de pensée. On joue avec un feu haineux, xénophobe, et on ne met presque plus de gants.

J'ai peine à croire que M. Sarkozy pense la moitié de ce qu'il raconte. Comment peut-on se réclamer d'un darwinisme aussi sot, aveugle et forcené pour balayer ainsi d'un revers de la main les composantes sociétales et psychiques les plus élémentaires de l'existence humaine[4] ? Comment peut-on se prétendre européen et accabler de la sorte les Allemands qui se battent avec courage et détermination depuis des décennies pour faire enfin comprendre au monde entier, qui souvent préfère camper sur des positions rances et rancunières, que non, ils ne sont plus nazis ? Comment peut-on être un serpent si froid, sournois, brutal, indélicat, calculateur, avide de pouvoir, méprisant et prêt à toutes les ignominies sans être Pasqua lui-même ?

Villepin n'était pas si loin de la réalité quand il déclarait à Franz-Olivier Giesbert[5] :

[La France] a les jambes écartées. Elle attend désespérément qu'on la baise: ça fait trop longtemps que personne ne l'a honorée.

A plus ou moins 30% d'intentions de vote au premier tour pour M. Sarkozy, ça fait belle lurette que la France a baissé son pantalon et qu'elle attend, fesses à l'air et tête basse, un bon gros coup de matraque. M. Sarkozy est la pire racaille que la France ait connu. Quand Booba (ou Tandem, je ne sais plus ; bref, des sauvageons quoi) dégueulait :

J'baiserai la France jusqu'à c'qu'elle m'aime !

M. Sarkozy, lui, s'en fout que tout le monde l'aime. L'amour des bons Français qui se lèvent tôt le matin pour payer leur titre de transport lui suffit. Après tout les violeurs s'enquièrent-ils du plaisir de leurs victimes ?

Alors je vous en supplie Mme Royal, démerdez-vous comme vous le voulez, mais c'est maintenant qu'il faut convaincre les électeurs de voter pour vous. Maintenant qu'il faut annoncer une profonde refonte institutionnelle, dès le lendemain des résultats, en faveur d'une introduction conséquente d'une part de proportionnelle aux législatives, afin de garantir aux petits candidats de la gauche une part de ce putain de pouvoir, auquel ils aspirent tous avec l'ardente énergie individualiste des vrais défenseurs du bien commun, en échange d'un retrait salvateur. J'en appelle aussi à la baudruche béarnaise, qui ne tardera pas à se dégonfler, afin que lui aussi, si l'on devait se retrouver avec un deuxième tour Royal-M.Sarkozy, finisse par appeler à voter socialiste car je suis sûr qu'il aime profondément la France et la démocratie humaniste ou sociale, appelez-la comme vous voudrez, malgré les boursouflures de son ego et sa profonde droititude économique. Quant aux autres candidats de droite, je les emmerde profondément, point.

On n'a vraiment pas le cul sorti de l'aubergine espagnole :'(

update : Puisqu'on en est à bassement relever les conneries des uns et des autres, voici une autre sortie de M. Sarkozy, à propos cette fois de l'industrie du disque et du piratage :

Il faut pour l’industrie du disque un vrai plan de sauvetage, comme ont pu en bénéficier hier l’industrie de la sidérurgie ou celle du textile.

qu' un astucieux lecteur d'Ecrans.fr commente en ces termes d'une évidence déconcertante :

Elles sont dans quel état aujourd’hui les deux industries citées plus haut ?

Notes

[1] Dernier stade avant le pourrissement.

[2] Tirée d'un discours proprement hallucinant dont Jean Quatremer se fait l'écho, et qui comprend d'autres affirmations délirantes, aussi invérifiables que démagogiques, du type «si certains Français ont dénoncé des Juifs à la Gestapo, d’autres, beaucoup plus nombreux, les ont aidés au péril de leur vie». Au niveau tactique, c'est imparable. Au niveau ethique, ça se discute...

[3] Que l'on ne saurait soupçonner de bolchévisme ;-)

[4] Quoi de plus pratique pour expliquer les suicides, par (un) exemple (opportun) sur le lieu de travail, qu'une "prédisposition" au suicide ? Non mais on croit rêver...

[5] La tragédie du Président, Flammarion, Mars 2006

dimanche 18 mars 2007

Allez hop, on y va, en route pour l'aventure !

Ségolène Royal a présenté dimanche à Paris la réforme des institutions prévues dans son pacte présidentiel comme la naissance d'une VIe République, un terme qu'elle utilisait pour la première fois de façon aussi explicite. [...] Cette République nouvelle reposera, a-t-elle indiqué, sur "quatre piliers: une démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats, une démocratie sociale qui va faire faire à la France un bond vers le futur en modernisant le dialogue social", la garantie des "solidarités de base" avec "le maintien des services publics sur tout le territoire", enfin "la democratie territoriale".

Sur liberation.fr[1]

Merci Arnaud ;-)

Notes

[1] Qui refuse que l'on reproduise ce genre de contenu dans une licenSe (sic) assez restrictive, alors que tout le monde le fait allègrement

mardi 13 février 2007

Message subliminal

6. Réformer l’Etat : un euro dépensé doit être un euro utile. Une décentralisation aboutie. Des services publics de qualité présents sur tout le territoire et accessibles par Internet. La généralisation des logiciels libres dans l’administration.

Trouvé dans un certain pacte présidentiel par Frédéric Couchet et relayé par Tristan Nitot.

PS[1] : le voilà le financement du pacte ! Si toutes les administrations et autres services publics se retiennent de passer à Fenêtre Vistouille et de systématiquement accepter le racket des mises à jour de PetitDoux Bureau, leur préférant des solutions GNU/Linux et/ou OpenOffice.org entre autres, il y a fort à parier que les économies seront plus que substantielles...

Notes

[1] ;-)