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Loi LRU - Loi Pécresse

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jeudi 13 décembre 2007

Vous avez aimé la LRU, vous aimerez le Plan pour la réussite en Licence

Extrait :

La licence rénovée, c'est un diplôme qui se fait en 3 ans qui permet soit la poursuite d'études, soit l'insertion professionnelle :

- La première année, année fondamentale : elle doit garantir aux étudiants la maîtrise des savoirs fondamentaux et des compétences indispensables à la réussite de leur parcours universitaire : garantir les acquis fondamentaux (culture générale, connaissances du monde socio-économique, bases juridiques, ...) et renforcer les compétences (TIC, langues étrangères, méthode, autonomie...). Durant cette première année pluridisciplinaire, les étudiants bénéficieront du soutien d'un enseignant référent auquel ils pourront s'adresser.
- La deuxième année, année de consolidation : sur la base des acquis évalués en 1ère année, elle constitue la véritable étape d'entrée dans la spécialisation disciplinaire. L'étudiant y découvre le monde professionnel (sous forme de séminaires, de forums, de tutorat d'entreprise ...). Enfin, au cours de cette année le suivi du projet personnel de l'étudiant est assuré.
- La troisième année, année de spécialisation conforme au projet de l'étudiant : c'est l'année de finalisation du projet d'études sur la base de l'affermissement des connaissances disciplinaires et des compétences acquises, l'orientation vers des champs de métiers y sera plus affirmée. Tous les étudiants diplômés de Licence disposeront au moins d'un stage validé dans le cursus (dans l'administration, l'enseignement, ou l'entreprise...).

Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : "Plan pour la réussite en Licence : 730 millions d'euros d'ici 2012"

C'est moi ou il y a comme quelque chose qui cloche ? Un genre de je-ne-sais-quoi de totalement à côté de la plaque. Pas éloigné des fameuses attentes du marché et des entreprises, et encore, qu'est-ce que j'en sais et qu'en est-il réellement ? Mais comment adapter cette réforme à nos chères universités de sciences humaines. Je dois dire que je ne comprends pas.

Faut dire que je suis obtus et idiot aussi parfois.

Mais là, vraiment, sérieusement, il y a quelque chose qui me dépasse. Faut le dire tout de suite si les universités comme lieu de culture, de savoir et de critique ne sont plus au goût du jour et se doivent de devenir des simples antichambres de l'entreprise[1]. Comment peut-on préparer une maîtrise en ayant abordé sa discipline durant une paire d'heures (allez, au mieux quelques cours sur trois semestres) coincées entre un stage machine-à-café et un séminaire sur la gestion des stocks dans un Discounteur alimentaire ?

Sinon, il y a aussi ça :

Une information plus complète tant des élèves que des familles : chaque établissement doit afficher sur le site national d'orientation les places disponibles pour chaque filière, les taux de réussite aux examens et les taux d'insertion professionnelle.

Et après on va se défendre à grands cris auprès des syndicats et des médias qu'on refuse la mise en concurrence des universités.

Évidemment ce nouveau plan (ainsi que ceux à venir très prochainement) ne mobilisera personne, puisque tout le monde en a marre, et à raison, de ces quelques semaines de (im)mobilisation et que de toute façon le mouvement étudiant n'existe plus depuis belle lurette dans les médias et donc n'existe plus pour les vrais gens qui bossent parce que eux c'est pas des branleurs utopistes.

J'en ai marre.

Ça m'emmerde encore plus que mon arthrite des dents.

Notes

[1] Ça sera toujours mieux que les actuelles usines à chômeurs que c'est, gnagnagna...

mercredi 12 décembre 2007

Nouvelle licence "Maintien de l'ordre coûte-que-coûte" à Lyon II bientôt à Toulouse II - le Mirail ?

Bonjour à tous,

Ma fac (Lyon II) s’enfonce tous les jours un peu plus dans le mépris des étudiants et dans une logique policière qui m’inquiète profondément. Les médias ne nous suivent pas, ne relayent rien, s’auto censurent ou se font censurer. Tout a commencé avec la Loi Pécresse de réforme des Universités, signée dans la précipitation cet été par le président de la fac, Monsieur Journès.Certains étudiants et enseignants s’opposent à cette loi.

Les étudiants ont choisi le blocage de l’Université comme mode d’action. On peut être pour ou contre, je ne suis pas sûre que ce choix ai rendu service aux manifestants et à leur image mais aujourd’hui, à la limite, peu importe. On a, pour l’instant, dépassé ce débat. Depuis quelques jours, le président de l’Université a fait appel aux "forces de l’ordre" : des vigiles privés, très jeunes, non asermentés, arrogants et dépassés par les événements, patrouillent dans la fac avec au bras un brassard orange marqué "sécurité". Ils apostrophent tout le monde, tutoient tout le monde, et nous demandent de justifier de notre présence dans l’Université en montrant notre carte "cumul" (une carte magnétique d’étudiant ou d’enseignant qui sert aussi de carte de bibliothèque et de carte... de paiement dans l’enceinte de la fac... ce qui, en soit, ne me plaît déjà pas beaucoup). Il semble bon de rappeler qu’une Université est, selon la loi, un "établissement public à vocation scientifique et culturelle"... Les étudiants qui manifestaient scandaient à l’encontre des vigiles, hier matin : "Voyous, racailles." Car certains d’entre eux s’amusent à retenir les étudiantes pour les draguer, d’autres en sont venus aux mains avec des étudiants de leur âge, une étudiante a été "étranglée" avec son écharpe pour qu’elle dégage un passage.

A l’entrée principale du campus de Bron, et rue Chevreul sur le campus des quais du Rhône,dès 7h30 le matin, tous les jours, les CRS arrivent pour déloger les étudiants qui protestent. 9 cars de CRS devant le campus de Bron, 9 cars de CRS devant le campus des quais de Rhône. Ils sont, régulièrement, soutenus par la gendarmerie mobile. J’étais là, hier matin. Deux de mes étudiantes m’avaient dit avoir été "molestées" par les CRS la veille et voulaient que j’en sois témoin. Eh bien oui, ils les plaquent au sol, les jettent plus loin, les matraquent dans le ventre et sur la tête. Sur les quais, hier, deux leaders syndicaux étudiants (un de Lyon 2, l’autre de Lyon 3) ont été désignés du doigt par des policiers en civil avant d’être poursuivis dans une rue adjacente par les CRS. Ce qui signifie, nous sommes d’accord, qu’un travail préalable "d’information" a été effectué et que ces arrestations sont ciblées pour détruire les mouvements syndicaux. Les deux hommes sont en garde-à-vue et devraient être déférés à la Justice aujourd’hui même (donc : il existe désormais des comparutions immédiates pour les manifestants, vous serez prévenus). Dans un communiqué odieux et mensonger, la résidence de la fac dit qu’ils sont "extérieurs à l’Université" et que ces arrestations sont survenues après des troubles. Il n’y a pas eu de troubles autres que la manifestation pacifique, nous sommes plusieurs enseigants à en être témoins. Un étudiant a été blessé et, une fois aux Urgences, a hérité de douze points de suture sur le crâne. Des étudiants ont été mis en joue au flashball. Des policiers en civils sont toujours là, dont un homme sur mon campus : de "type méditerrannéen", il porte une grosse doudoune noire, un talkie walkie dans une poche, un appareil photo dans l’autre. Lui et ses camarades filment longuement les manifestants. S’ils ont effectivement été convoqués par le président de l’Université dans le seul but de permettre aux étudiants qui veulent suivre les cours d’entrer dans la fac, pourquoi filment-ils? Doit-on ajouter la DGSE à la liste des membres du personnel de l’université? De notre côté, enseignants ou étudiants, ils nous empêchent un maximum de filmer. Ce qui siginifie que les images disponibles sur youtube et sur dailyotion ne sont pas à la hauteur de la réalité. Face à cette situation, plusieurs enseignants, dont je suis, ont refusé de faire cours. Je refuse d’entrer dans une fac investie de forces de police, de gendramerie et de vigiles privés non asermentés. Je refuse de montrer des papiers d’identité pour me rendre sur mon lieu de travail. Je refuse de me faire bousculer par des CRS. Je refuse de me faire tutoyer avec mépris par des individus que je ne connais pas. Je refuse d’entendre un vigile insulter un de mes collègues (pourtant munis du sac en cuir typique de l’enseignant, pourtant plus honorable que moi dans l’allure avec ses cheveux blancs) en lui disant "J’vais t’fumer toi, j’vais t’fumer."

Nous ne sommes pas, que je sache, dans un état policier. Ou alors il faut nous le dire clairement, parce que cela signifie que les règles du jeu ont changé. Je croyais que l’on avait le droit de grève dans notre pays. Je crois que ce qui m’inquiète le plus, c’est de recevoir des communiqués de la Présidence affirmant que la situation est désormais "normale". SI CETTE SITUATION EST NORMALE, JE DEMISSIONNE.

D’autre part, pour permettre l’action des ces policiers, militaires et vigiles, toutes les sorties de sécurité sont bloquées. Certains enseignants et étudiants s’obstinent à faire cours dans une ambiance délétère et dangereuse. Ce qu’ils risquent purement et simplement, en cas d’incendie, c’est de brûler vifs dans des locaux qui sont déjà vétustes.

Je joins à ce message la "Lettre ouverte à la présidence de Lyon 2" rédigée par des enseignants (datée d’avant hier 5 décembre et déjà dépassée par les événements d’hier), ainsi que le dernier message de la présidence elle-même, pour que vous puissiez juger vous-même de la mauvaise foi, du mépris et des ronds de jambe du langage qui se banalisent dans notre environnement politique et médiatique.

Ce message est, bien sûr, à faire passer si vous en ressentez le besoin.

mail tournant dans les milieux "autorisés"[1]

C'est réjouissant, non ?[2]

Notes

[1] ;-)

[2] Et on ne répond pas si on n'a pas tout lu :P

mardi 11 décembre 2007

Grève au Mirail : 11 décembre 2007

L'AG d'aujourd'hui n'a pas voté la remise en place des piquets de grève jusqu'à la prochaine AG de jeudi 9h30.

En revanche la grève est reconduite et des piquets durs seront mis en place jeudi pour mobiliser les étudiants en vue la manifestation nationale qui aura lieu dans l'après-midi.

Les cours de demain sont a priori maintenus.

jeudi 6 décembre 2007

Le Mirail est débloqué

A une centaine voix près. La grève est reconduite mais on se doute bien que c'est la fin.

Longue vie à la LRU.

samedi 1 décembre 2007

Grève au Mirail : 30 novembre et 1er décembre 2007

Ce matin, le président de l'université a rencontré le personnel pour lui présenter une analyse des événements récents et de la situation actuelle.

Le blocage du campus central de l'université par les étudiants opposés à la loi LRU dure depuis le 6 novembre. Il s'agit d'une situation grave et inquiétante pour la majorité des étudiants et des personnels. Les jours à venir seront décisifs.

La direction de l'université demeure ancrée autour des mêmes principes : une université ouverte et d'autres modalités d'expression et de débat. Cette ambition se trouve renforcée par les positions récentes des principaux syndicats étudiants.

La direction appelle solennellement les étudiants et les personnels à réinvestir le campus pour que la vie universitaire reprenne, que toutes les voix se fassent entendre et que notre communauté dans sa globalité et sa diversité se retrouve.

Lundi, la présidence convoque à 14h30 la Commission Paritaire d'Etablissement. Elle propose également de rencontrer les étudiants du comité de lutte dès lundi après-midi, afin d'examiner leurs revendications remises au Conseil d'Administration du 29 novembre.
Enfin, une nouvelle réunion tripartite sera organisée pour le tout début de la semaine afin de poursuivre le dialogue.

La direction assure les étudiants de son soutien et de sa détermination.

Les aménagements administratifs et les dispositions pédagogiques sont reconduits pour le lundi 3 décembre.

Communiqué de la Présidence de l'Université le 30 novembre 2007 à 18h : "A l’ensemble de la communauté"

Informations sur l'avancement de la procédure judiciaire :

Hier, le 29 novembre 2007, dans le cadre de la plainte administrative déposée par dix étudiants de l'UTM à l'encontre du Président Mr Filâtre, s'est déroulée l'audience au Tribunal Administratif de Toulouse. [...]

Message aux étudiants de l'UTM

A l'unanimité, le Collectif Liberta Fac souhaite une Université où l'ouverture, la tolérance et le brio[1] soient des valeurs maîtresses. [...]

Communiqué du collectif Liberta Fac le 30 novembre 2007 : "A l’attention de la communauté universitaire du Mirail"

A lire aussi :

Notes

[1] Il faudrait parfois ouvrir un dictionnaire, camarades ;-)

vendredi 30 novembre 2007

Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

"L’enseignement et la connaissance sont importants parce qu’ils définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains, et non parce qu’ils peuvent améliorer notre compétitivité mondiale", ainsi s’exprimait récemment D. Faust, présidente de l’université de Harvard. Comme l’université française a assumé depuis vingt ans un quasi-doublement des effectifs étudiants sans moyens suffisants pour accompagner cette évolution, elle se trouve aujourd’hui en grande difficulté pour remplir les missions de production et de transmission des connaissances qu’implique une telle vision. Pour améliorer cette situation, de nombreuses propositions ont été formulées par la communauté scientifique. Mais le gouvernement les a ignorées et a tiré argument des difficultés réelles de l’université pour transformer complètement, brutalement et sans réelle concertation, l’ensemble du dispositif national de recherche et d’enseignement supérieur, afin que celui-ci puisse être géré comme une entreprise, afin qu’un objectif majeur de l’enseignement supérieur soit la professionalisation immédiate, et que la recherche soit avant tout finalisée et à court terme.

L’urgence aurait dû être d’investir massivement dans les universités, y compris en moyens humains. Mais l’urgence pour le gouvernement a été la mise en place de la LRU (Loi libertés et responsabilités des universités), c’est-à-dire un cadre (l’autonomie des universités) qui lui permette d’accélérer un désengagement financier, tout en masquant cette démarche par des effets d’annonce. Cette autonomie verra un fort accroissement des pouvoirs attribués aux présidents d’université, qui auront en particulier la haute main sur les processus de recrutement de personnel, au mépris de la norme internationale, qui recommande un recrutement par des pairs compétents.

L’autonomie scientifique des universités ne sera qu’une façade dans une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), imposant une recherche sur projets à court terme, sans prise de risque, sur les axes détaillés établis par le ministère, avec un nombre croissant de personnels précaires. Ce dispositif de contrôle du champ scientifique par le politique est complété par l’AERES, agence d’évaluation entièrement constituée de personnalités nommées.

Les phénomènes de concentration de pouvoirs sans contre-pouvoirs seront aggravés par la disparition programmée des EPST en tant qu’organismes de recherche ayant une politique scientifique autonome, en particulier le CNRS, principal vecteur d’une recherche non finalisée sur le long terme privilégiant la pluridisciplinarité et la prise de risque. Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d’une université et d’un organisme de recherche), représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle. Cette articulation permet de coordonner l’effort de recherche dans chaque champ disciplinaire et dans le contexte international. La commission d’Aubert prépare aujourd’hui la suppression de fait de cette double tutelle, et s’apprête ainsi à casser un système qui a fait la preuve de ses vertus structurantes.

Face à ces mesures qui nous paraissent inadaptées et dangereuses, nous demandons :
- Pour les acteurs de la recherche et de l’enseignement, une véritable autonomie scientifique et pédagogique par rapport au politique (qui n’implique aucunement un désintérêt pour les demandes de la société). Contrairement à ce que la référence à l’autonomie des universités veut laisser croire, cette autonomie-là leur est refusée.

- Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, en maintenant le principe d’une double tutelle (locale et nationale) sur les unités mixtes de recherche.

- Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche prévues dans le budget 2008. Il faut diminuer les crédits affectés à l’ANR et au Crédit Impôt Recherche, pour augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements (universités et organismes de recherche).

- L’octroi aux universités d’un financement par étudiant équivalant à celui des classes préparatoires, des BTS et des écoles professionnelles. Un tel soutien public est la condition indispensable pour pouvoir renouer avec l’ambition de démocratisation scolaire et pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle des activités d’enseignement supérieur et de recherche par le privé.

- Un plan pluriannuel de création d’emplois (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) afin de pouvoir renforcer l’encadrement pédagogique en premier cycle, sans recourir à des heures supplémentaires : il importe d’augmenter le temps que les enseignants-chercheurs peuvent consacrer à la recherche, pas de le diminuer ! La moitié de l’augmentation du Crédit Impôt Recherche suffirait pour mettre ce plan en place.

Nous demandons que les principes défendus ici soient pris en compte, et se traduisent dans les faits par un changement net de la politique menée actuellement. Nous demandons que soient clairement explicitées les perspectives d’évolution de notre système, et que toute nouvelle décision engageant son avenir soit précédée d’une concertation avec les instances véritablement représentatives des personnels. Dès à présent, nous nous attacherons à animer le débat sur ces questions auprès de nos collègues et concitoyens. Prochainement, un bilan sera fait de la prise en compte de ces demandes, notamment par la commission d’Aubert, et à travers les budgets affectés aux universités et aux organismes de recherche. Si ce bilan ne fait pas apparaître les garanties indispensables et que se confirment les menaces sur l’avenir des organismes de recherche, nous mettrons en oeuvre d’autres moyens d’action pour stopper cette évolution.

Communiqué et pétition du collectif Sauvons la recherche[1], via Olivier Ertzscheid.

Notes

[1] Pétition dans le cadre orange sur la droite.

jeudi 29 novembre 2007

Grève au Mirail : 29 novembre 2007

le blocage des universités Paul-Sabatier et du Mirail est reconduit jusqu'à mardi

20minutes.fr : "Cortège anti-Pécresse au Parc des expos"

Le CA, réuni aujourd'hui en séance extraordinaire, n'a pas permis d'aboutir aux objectifs initialement souhaités. La présidence souhaite que les clarifications nécessaires déjà engagées se poursuivent et que les négociations reprennent dès demain.

La présidence appelle l'ensemble de la communauté universitaire à converger vers les efforts d'une sortie de crise qui s'est dessinée dans le cadre des réunions tripartites entre direction de l'établissement, représentants de syndicats des personnels et représentants des organisations étudiantes.

A plus de trois semaines de blocage, le découragement et l'exaspération des uns, la résolution des autres à poursuivre le mouvement de contestation, ne doivent pas porter préjudice à notre établissement et ses missions. La présidence appelle au calme et à la responsabilité de chacune et chacun.

La réunion avec les personnels de l'université aura lieu demain matin, vendredi 30 novembre, de 9h à 10h30, à l'Amphi 8.

Les aménagements administratifs et les dispositions pédagogiques sont reconduits pour le vendredi 30 novembre.

Communiqué de la Présidence de l'Université le 29 novembre 2007 à 19h : "A l'attention de la communauté universitaire"

A lire :

Sinon quelques anti-blocages ont procédé à un déblocage "symbolique" de l'université cet après-midi. Plus de renseignements sur le site Liberta Fac.

mercredi 28 novembre 2007

Grève au Mirail : 28 novembre 2007

Face aux incidents qui ont interrompu la consultation étudiante de lundi 26 novembre, la présidence a décidé la fermeture administrative de l'université jusqu'à jeudi matin.
Ce fut une décision grave. Au-delà d'un geste de protestation contre le déni de démocratie et de libre expression, une condamnation déterminée de faits constatés, comme de certaines déclarations, nécessitait cette décision.

La fermeture de l'université devait permettre à l'ensemble de la communauté de prendre conscience de la grande complexité de la gestion de cette crise. Elle devait aussi permettre de trouver des voies de rassemblement et d'espoir.

Depuis lundi, la présidence a continué de travailler pour trouver le plus rapidement possible une issue à la crise. Des rencontres tripartites entre direction de l'établissement, représentants de syndicats des personnels et représentants des organisations étudiantes se sont tenues. Suivant la démarche constante de dialogue affirmée depuis le début du mouvement et malgré des divergences parfois profondes, la présidence est restée à l'écoute des revendications des étudiants comme de celles des personnels. Elle a également constaté une évolution significative des positions des parties en présence. Ce soir, une nouvelle vision prend corps et semble partagée : plus il y aura de dialogue, plus il y aura de possibilités pour sortir au plus vite de la crise.

De nouveau, la direction de l'université déclare son opposition à tout blocage et son attachement à une université ouverte à tous. Elle est consciente de toutes les expressions de crainte et d'inquiétude qu'expriment les étudiants à travers la diversité de leurs positions.

Un conseil d'administration se réunira jeudi matin en séance extraordinaire pour faire le point sur la situation et étudier les modalités d'une sortie de crise. Il recevra notamment plusieurs délégations.

Le président réunira les personnels de l'université le vendredi 30 novembre de 9h à 10h30. Il s'en suivra un nouveau débat ouvert à tous sur le thème de la gouvernance de l'université.

Les aménagements administratifs et les dispositions pédagogiques mis en place avant la fermeture sont reconduits pour le jeudi 29 novembre.

Communiqué de la Présidence de l'Université le 28 novembre 2007 à 20h : "A l'attention de la communauté universitaire"

A lire aussi :

Toujours sur la LRU, même si cela ne concerne pas spécifiquement le Mirail :

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