Chiwalogue (version gros bêta)

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Culture, éducation et loisirs

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dimanche 29 juin 2008

Soir et matin, j'me fais cinq Tibétains

Et ça fait du bien !

mardi 3 juin 2008

Back to the trees !

« Je ris, et tu riras, c'est le livre le plus drôle de toutes ces années, mais ce n'en est pas moins l'ouvrage le plus documenté sur l'homme à ses origines [...] »

Théodore Monod à Vercors, dans la préface française de Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis.

N'exagérons rien tout de même. C'est certes intelligent et divertissant, mais de là à ce que les pontes s'en tapent le cul par terre...

mercredi 28 mai 2008

Verbatim

Ils traversèrent la ville à midi le lendemain. Il gardait le revolver à portée de main sur la bâche pliée en haut du caddie. Il gardait le petit à son côté, tout près de lui. La ville était en grande partie incendiée. Aucun signe de vie. Des voitures sous un agglomérat de cendre dans la rue, toute chose recouverte de cendre et de poussière. Des empreintes fossiles dans la boue séchée. Dans une entrée un cadavre desséché qui n'était plus que du cuir. Grimaçant comme pour insulter le jour. L'homme tira l'enfant contre lui. Rappelle-toi que les choses que tu mets dans ta tête y sont pour toujours, dit-il. Il faudra peut-être que t'y penses.
Il y a des choses qu'on oublie, non ?
Oui. On oublie ce qu'on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu'il faut oublier.

Cormac McCarthy (2008), La route

samedi 24 mai 2008

Verbatim

J'ai toujours l'impression que je fais plus de travail que je ne devrais. Non pas que je rechigne au travail, notez-le bien ; j'aime le travail, il m'enchante. Je resterais des heures à la contempler. J'adore l'avoir auprès de moi. L'idée d'en être séparé me navre.

On ne saurait me donner trop de travail ; accumuler le travail est devenu chez moi presque une passion ; mon bureau en est rempli, à tel point qu'il n'y a plus de place pour en mettre davantage. Il me faudra bientôt faire bâtir une annexe.

Et je prends soin de mon travail, aussi. Vrai, une partie de celui que j'ai à présent chez moi est en ma possession depuis des années, et il n'y a pas dessus la moindre trace de doigts. Je suis très fire de mon travail ! je le descends de temps à autre pour l'épousseter. Personne ne tient son travail en meilleur état de conservation que moi.

Mais tout en aspirant au labeur, je tiens encore à être juste. Je ne demande pas plus que ma part légitime.

Malheureusement je le reçois sans l'avoir demandé - du moins je me le figure - et cela m'ennuie.

Jerome K. Jerome (1889), Trois hommes dans un bateau

jeudi 17 avril 2008

Dans la douleur : Last exit to Brooklyn

last_exit_to_brooklynJe ne sais trop que dire sur ce livre que j'aurais mis près (ou plus) de trois mois à finir tant il est dur voire pénible à lire, de par son style très oral (pas de marqueurs du discours rapporté, aucune différence entre les dialogues, les descriptions et la narration, une syntaxe et une ponctuation très personnelles...) et la difficulté des sujets abordés. Pour faire simple, Last exit to Brooklyn est un recueil de chroniques sur la vie des paumés de ce quartier misérable, le récit intime de la routine débilitante et tragique des ouvriers et des vouyous, des putes et des pédés (pour rester dans le ton du bouquin) dans les années 50, un témoignage froid, distant et sans aucune visée moralisatrice des luttes et des violences engendrées par la misère et la bêtise. Il m'est vraiment difficile de me prononcer de façon définitive sur ce livre ; je n'arrive pas à savoir si je l'ai véritablement apprécié dans sa totalité. Il y a certes des moments très forts mais c'est trop inégal à mon avis (un certain manque de rythme et des passages très fades au regard de la puissance de certains autres[1]) et je suis sûrement trop habitué à des schémas narratifs plus "carrés" et linéaires. Il faut dire aussi que ce genre littéraire des chroniques ne m'est pas tellement familier[2]. Mais si vous en avez le courage lisez-le, au moins parce que certains passages sont aussi horribles que captivants (notamment le calvaire de Tralala dont la construction narrative est prodigieuse, chaque nouvelle journée n'étant qu'une copie dégradée et raccourcie que la précédente), malgré la gêne que l'on paut parfois ressentir, pour ne pas dire l'écoeurement devant tant d'ignominie et de cruauté.

Ô, complexe fascination de l'intolérable.

Notes

[1] Mais c'est aussi le rythme de la vie.

[2] A part quand elles sont martiennes.

Le tsoin-tsoin du coin-coin

Suite à une vision aussi spectaculaire qu'insolite la semaine dernière au Jardin des Plantes, Po et moi nous sommes posé beaucoup de questions. Heureusement, Google avait, comme bien souvent, la solution.

Le pénis du Canard se compose d un cylindre creux disposé en anse, tordu sur lui même, et susceptible de se dérouler en partie au dehors comme un doigt de gant, de façon que sa position terminale, en se renversant, devient une sorie de gaine dans l'intérieur de laquelle est renfermée la portion suivante de cet organe appendiculaire, qui est plus solide. Dans l'état de repos il se loge dans une poche particulière située sous le rectum, et sa cavité s'ouvre dans le cloaque. Dans l'érection sa portion exsertile se contourne en tire bouchon et présente une gouttière longitudinale.

Milne-Edwards Henri (1863), Leçons sur la physiologie et l'anatomie comparée de l'homme et des animaux (sur Google Books)

dimanche 30 mars 2008

Banana bread !!!

banana_bread

Ingrédients :

1/2 tasse de beurre [=90g]
1 tasse de sucre [=230g]
2 oeufs
2 tasses de farine [=250g]
1/2 cuil a cafe de bicarbonate
1/2 cuil a cafe de levure chimique
1/2 cuil a cafe de sel
3 bananes tres mures (presque noires)ecrasees.
1/2 tasse de noix (facultatif).

Préparation :

Battre le beurre et le sucre jusqu'a obtention d'un melange crémeux.
Ajouter les oeufs un par un et bien battre.
Tamiser la farine avec la levure, le bicarbonate et le sel.
Ajouter au melange cremeux alternativement avec la banane. Ajouter les noix.
Verser dans un moule rectangulaire graisse faire cuire au four à 170°C (th5) pendant 55 à 60 minutes.

Marmiton.org : pain aux bananes

Malgré un mini-four ancien et plus tellement performant, je l'ai laissé cuire moins longtemps que prévu et c'était pourtant parfait[1]. Le plus difficile dans cette recette reside finalement dans l'attente à la sortie du four, phase interminable mais néanmoins indispensable pour que le gâteau se rétracte suffisament afin d'acquérir sa consistance définitive, car coupé trop chaud il a tendance à se briser (et à brûler la bouche).

Bon appétit !

Notes

[1] On vérifie la cuisson en plongeant un couteau dont la lame ressort propre quand le gâteau est cuit

mardi 11 mars 2008

This is Mirail !

Le CIAM propose, ce mercredi 12 mars à 13h30 dans l'amphi 3, une projection de 300, de Zack Snider, dans le cadre de la semaine "Antiquité et bande dessinée". Présentation et débat avec Christian Rico, Maître de Conférences en histoire romaine à l'Université du Mirail.

Sinon, et cela n'a rien à voir avec ce qui précède, il y avait ce soir à la sortie du Mirail une haie d'honneur d'une dizaine de policiers, répartis de chaque côté du trottoir qui permet aux étudiants de se rendre de la fac au métro. Je ne sais pas à qui ils voulaient rendre hommage, mais je n'aurais pas vraiment voulu être à sa place.

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